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Développer l'infrastructure et les communautés techniques 24 juin 2020

Un rapport de l’Internet Society met en avant l’opportunité de faire progresser l’économie numérique en Afrique

Les points d'échanges Internet jouent un rôle critique dans le développement de l'accès et la réduction des coûts de connexion au Kenya et au Nigéria

Washington, DC, 24 juin 2020 – Un nouveau rapport, publié aujourd’hui par l’Internet Society, présente les mesures que peuvent prendre les pays africains pour obtenir une connexion à Internet plus rapide et moins onéreuse sur le continent. Ce rapport illustre l’opportunité incomparable que représente l’amélioration de la connectivité pour permettre aux pays de continuer à développer des économies numériques plus résilientes. 

Intitulé « Ancrer et établir l’écosystème Africain de l’Internet: les leçons apprises au cours du développement des points d’échanges Internet du Kenya et du Nigéria, » ce rapport illustre toute l’importance d’un écosystème Internet dynamique pour rendre Internet plus rapide et moins onéreux en Afrique. 

Les points d’échanges Internet (IXP) sont des sites où les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et d’autres opérateurs de réseaux se réunissent pour échanger du trafic sur Internet. Il s’agit d’un élément crucial de l’infrastructure technique, qui améliore l’accès à Internet en permettant que le trafic Internet reste local. Sans IXP local, les fournisseurs d’accès à Internet doivent utiliser l’onéreuse connectivité Internet internationale pour échanger et accéder à des données (qui sont généralement hébergées à l’étranger). Le fait de permettre au trafic de rester local rend l’accès à Internet plus rapide et plus abordable.

Le rapport publié aujourd’hui est une mise à jour d’une étude publiée par l’Internet Society en 2012, qui se concentrait sur deux des points d’échanges Internet (IXP) les plus avancés en Afrique à cette époque : KIXP au Kenya et IXPN au Nigéria.

Le développement des IXP dans ces deux pays a été exponentiel, de même que les économies engendrées par le fait d’échanger le trafic localement, sans recourir à l’onéreux transit international. Au Kenya, KIXP est passé d’un trafic maximal de 1 gigabit par seconde (Gbps) en 2012 à 19 Gbps en 2020, et les économies qu’il engendre ont quadruplé, pour atteindre six millions de dollars US par an. Au Nigéria, IXPN est passé d’un trafic limité à 300 mégabits par seconde (Mbps) à un trafic de pointe de 125 Gbps en 2020, et ses économies ont été multipliées par quarante, pour atteindre 40 millions de dollars US par an.

« Plus que jamais, le Kenya et le Nigéria sont dans une situation idéale pour gérer et contribuer à la révolution du numérique, que le COVID-19 a accéléré en faisant d’Internet une bouée de sauvetage pour de très nombreuses personnes. Il est évident que l’Afrique est prête à se lancer dans la révolution du numérique pour stimuler le développement économique. Mais la réussite de cet objectif dépendra de notre communauté, constituée d’individus passionnés sur le terrain, de décideurs politiques, d’organismes de réglementation et d’entreprises qui adoptent les IXP et travaillent ensemble à la création de ces systèmes cruciaux pour l’ancrage local du trafic, » explique Michuki Mwangi, Directeur principal pour les technologies et le développement d’Internet de l’Internet Society.

Le développement très rapide d’Internet, à la fois au Kenya et au Nigéria, souligne le rôle crucial joué par les IXP et les infrastructures qui s’y rattachent dans la création d’écosystèmes Internet robustes et durables.

Ce succès est un important pas en avant vers la vision définie il y a 10 ans par la communauté de Peering en Afrique : que 80 % du trafic Internet en Afrique soit local.

Parmi les causes des progrès importants au Kenya et au Nigéria qu’énumère le rapport, on trouve le fait que les gouvernements de ces deux pays ont adopté des politiques facilitant l’épanouissement de l’écosystème Internet. Non seulement ces gouvernements ont simplifié l’installation de câbles sous-marins pour différents fournisseurs de services, mais ils ont également adopté des réglementations sur la protection des données, qui ont permis de développer la confiance et d’attirer des fournisseurs de services internationaux.

Les deux pays comptent sur Internet pour développer leur économie de services, qui s’épanouit grâce aux services financiers, commerciaux et professionnels. Ainsi, l’économie du Kenya est constituée à 40 % de services, et de nombreux services gouvernementaux essentiels sont désormais accessibles en ligne.

À propos de l’Internet Society

Fondée en 1992 par des pionniers d’Internet, l’Internet Society (ISOC) est une organisation mondiale à but non lucratif, dont le but est de veiller à ce qu’Internet reste une force positive pour tous. Grâce à sa communauté de membres, de groupes de l’intérêt spécial et de plus de 130 chapitres dans le monde entier, l’organisation défend et promeut les politiques, standards et protocoles qui permettent à Internet d’être ouvert, mondialement connecté et sécurisé. Pour plus d’informations, rendez-vous sur internetsociety.org.

Contact presse :

Allesandra de Santillana
Internet Society
desantillana@isoc.org

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