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Assurer la protection du Canada

Le gouvernement affirme que les pouvoirs d’accès légal prévus par le projet de loi C-22 contribueront à lutter contre la criminalité, mais « Faites-nous simplement confiance » ne suffit pas pour assurer la sécurité en ligne des Canadiens. Les failles de sécurité ne proviennent pas de la malveillance des personnes, mais de leur nature humaine. Créer des portes dérobées dans les communications et les renseignements personnels revient à donner une clé à toute personne qui souhaite y accéder, mettant en danger les individus, l’économie et la sécurité nationale, tant en ligne que hors ligne. Il suffit d’un seul faux pas pour tout compromettre.

Nous avons besoin de plus d’outils pour nous protéger en ligne, pas de moins.

En tant que personne vivant dans votre circonscription, je vous exhorte à empêcher le projet de loi C-22, Loi sur l’accès légal, d’être adopté. Le projet de loi C-22 menace la sécurité, les moyens de subsistance et la sécurité nationale de l’ensemble des Canadiens. Le projet de loi C-22, en accordant des pouvoirs d’accès légal, donnera aux criminels, aux adversaires étrangers et aux entreprises d’IA un accès dérobé à nos communications privées et à nos renseignements personnels. Si le projet de loi C-22 est adopté, les conséquences seraient désastreuses pour vous, pour moi, pour nos familles, pour vos électeurs et pour l’ensemble des Canadiens.

Voici ce que le projet de loi C-22 signifierait pour moi :

  • Le projet de loi C-22 rendrait mes communications avec ma famille et mes proches moins privées et moins sécurisées. Les experts en cybersécurité s’entendent pour dire qu’il permettrait au gouvernement de forcer les entreprises à compromettre la sécurité et la confidentialité de leurs services afin de donner aux forces de l’ordre accès à nos renseignements les plus sensibles. Cela rendrait tout ce que nous faisons en ligne, comme le partage de photos familiales privées, les opérations bancaires en ligne et la télémédecine, plus vulnérable aux entreprises d’IA, ainsi qu’aux cybercriminels et aux menaces étrangères cherchant à exploiter nos données à des fins malveillantes, y compris pour commettre les mêmes crimes que le gouvernement prétend vouloir prévenir.
  • Le projet de loi C-22 désarmerait l’économie numérique du Canada et rendrait la vie plus coûteuse pour tout le monde. Forcer les services numériques à affaiblir leur sécurité et à mettre en place des systèmes de surveillance ferait du Canada un terrain propice aux cyberincidents, et les consommateurs canadiens en assumeraient les conséquences et les coûts. Selon Statistique Canada, les entreprises canadiennes ont dépensé 1,2 milliard de dollars en 2023 pour se remettre de cyberincidents. Le projet de loi C-22 ferait encore augmenter ce montant. Toute loi qui pourrait obliger secrètement les fournisseurs des services que nous utilisons chaque jour à ajouter de nouvelles fonctionnalités uniquement pour permettre la surveillance ne ferait que miner la confiance des Canadiens, sans réel avantage. Le projet de loi C-22 forcerait les entreprises à choisir entre affaiblir leur sécurité et continuer d’exercer dans un secteur technologique devenu peu fiable, ou se retirer complètement du Canada. Comme le secteur technologique emploie actuellement 2,2 millions de Canadiens, les conséquences économiques d’une telle perturbation seraient importantes.
  • Le projet de loi C-22affaiblirait la sécurité nationale au moment même où nous en avons le plus besoin. Offrir aux criminels et aux adversaires étrangers des portes dérobées vers nos vies privées et nos systèmes essentiels compromet les efforts du Canada pour renforcer sa sécurité nationale dans un contexte d’incertitude géopolitique. Forcer les services en ligne à créer des failles dans nos mécanismes de sécurité numérique les plus robustes contre l’ingérence étrangère menace les processus démocratiques comme les élections, met en péril la sécurité des représentants de l’État et fait peser un risque sur la sécurité nationale.

« Faites-nous simplement confiance » ne suffit pas lorsqu’il s’agit d’assurer la sécurité en ligne des Canadiens. Les chercheurs en sécurité et d’autres experts techniques affirment depuis longtemps qu’il n’existe pas de portes dérobées dans le chiffrement que seuls les « gentils » pourraient utiliser. Il suffit d’une seule erreur pour que les mauvaises personnes y accèdent. La meilleure solution est donc l’absence totale de portes dérobées. En période d’incertitude, nous avons besoin de plus d’outils pour nous protéger en ligne, pas de moins. Des outils comme le chiffrement robuste aident chaque Canadien à protéger ce qui compte le plus pour lui, en ligne comme hors ligne.

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